À seulement 10 minutes de la Villa Vacanze Valentina, caché dans un bois de chênes sous le village de Bomarzo, se trouve le jardin le plus étrange et le plus fascinant d'Europe : le Sacro Bosco (le « bois sacré »), que tout le monde appelle le Parc des Monstres. Des ogres de pierre hauts comme des maisons, des éléphants de guerre, une maison construite de travers exprès : aucune autre destination de la Tuscia ne laisse une telle empreinte, chez les enfants comme chez les adultes. Il est considéré comme le plus ancien parc de sculptures du monde moderne, et dans ce guide vous trouverez tout ce qu'il faut pour bien le visiter : horaires, tarifs mis à jour pour 2026, les œuvres à ne pas manquer et les conseils de ceux qui l'ont à deux pas de chez eux.

L'histoire : un prince, un deuil et un bois de merveilles

Le Sacro Bosco est né dans l'esprit de Pier Francesco « Vicino » Orsini (1523–1585), seigneur de Bomarzo, condottiere et homme d'une immense culture, qui à partir de 1552 transforma la vallée sous son palais en quelque chose qui n'existait nulle part ailleurs : non pas un jardin à l'italienne, ordonné et géométrique, mais un bois peuplé de créatures énigmatiques sculptées dans la roche vive. Le projet est attribué à Pirro Ligorio, l'architecte qui acheva Saint-Pierre après Michel-Ange, et le parc est lié à la mémoire de l'épouse bien-aimée d'Orsini, Giulia Farnese, à qui est dédié le petit temple qui clôt le parcours.

À la mort d'Orsini, le bois fut oublié pendant plus de trois siècles, englouti par la végétation. Ce sont les artistes du XXe siècle qui le redécouvrirent : en 1948, Salvador Dalí le visita et en fut ébloui — des actualités filmées de l'Istituto Luce le montrent en train de grimper sur les sculptures — le qualifiant d'invention historique unique. En 1954, la famille Bettini acheta le site, le restaura avec soin et l'ouvrit au public : aujourd'hui encore, le parc est géré par la même famille.

Ce que vous verrez : les sculptures à ne pas manquer

Le parcours serpente à travers environ trois hectares de bois, entre plus de trente œuvres. Voici les incontournables :

  • L'Ogre (l'Orco) — le visage béant portant l'inscription « Ogni pensiero vola » (« toute pensée s'envole »), symbole du parc : on entre dans sa bouche, qui amplifie les voix comme une caisse de résonance.
  • L'éléphant de guerre — un éléphant coiffé d'une tour, qui soulève de sa trompe un légionnaire romain.
  • La Maison Penchée — construite inclinée à dessein : entrez-y, et votre sens de l'équilibre s'affole en quelques secondes.
  • Le Dragon assailli par les lions, Neptune, Hercule et Cacus, les Sphinges qui vous accueillent à l'entrée avec une inscription-énigme.
  • Le petit temple (Tempietto) — l'élégante construction finale dédiée à Giulia Farnese, où le bois des merveilles redevient silence.

Le charme du Sacro Bosco, c'est qu'il n'existe pas de « bon » ordre de visite : c'est un parcours initiatique conçu pour surprendre, et chaque sculpture cache des références au Roland furieux (l'Orlando Furioso), à l'alchimie et aux rêves de son créateur.

Informations utiles — vérifiées en juillet 2026

  • Horaires : ouvert tous les jours, fermé uniquement le 25 décembre. Mars–septembre 9:00–19:00 ; octobre 9:00–18:00 (heure d'été) ; novembre–février 9:00–17:00. Dernière entrée une heure avant la fermeture.
  • Billets : adultes 15 €, enfants 4–13 ans 9 €, gratuit pour les personnes handicapées à 100 %, groupes à partir de 30 personnes 13 €. Achat sur place ou en ligne sur prenotazioni.sacrobosco.eu (recommandé le week-end).
  • Durée : 1,5–2 heures sans se presser.
  • Chiens : non admis dans le parc ; à l'entrée, des box gratuits avec de l'eau sont à disposition.
  • Restauration : le restaurant-pizzeria La Locanda del Mostro à l'intérieur, et une aire de pique-nique équipée de tables et de barbecues.
  • Accessibilité : parcours sur chemin de terre avec montées et descentes ; pour les personnes à mobilité réduite, seule une partie de la zone monumentale est accessible (plan sur le site officiel).

Comment y arriver

Depuis la Villa Vacanze Valentina, le parc est à environ 10 minutes de voiture : c'est notre excursion de prédilection, celle que nous conseillons à tous nos hôtes dès le premier jour. Si vous venez de plus loin : depuis l'A1, sortie Attigliano, le parc est à 4 km ; depuis Rome, comptez environ 105 km (une bonne heure) ; depuis Viterbe, 21 km par la voie rapide Viterbo–Orte, sortie Bomarzo. Le parking est vaste et en partie ombragé. En transports en commun : train jusqu'à Orte, puis bus Cotral vers Bomarzo.

Les conseils de ceux qui vivent à côté

Allez-y le matin, en semaine : le parc ouvre à 9 heures et, aux premières heures, vous l'aurez presque pour vous seuls — les week-ends de printemps sont la période la plus fréquentée de l'année. Chaussures confortables à semelle adhérente : les sentiers sont naturels et deviennent boueux après la pluie. En été, on y est étonnamment bien : le bois est presque entièrement à l'ombre. Et si vous voyagez avec des enfants, préparez-vous : pour eux, c'est le plus bel endroit de la Tuscia, un point c'est tout.

Avant de repartir, cela vaut la peine de monter au village de Bomarzo, avec ses ruelles de pierre dominées par le palais Orsini du XVIe siècle. Les plus aventureux pourront chercher la Pyramide étrusque, un gigantesque autel rupestre caché dans le bois : on y accède gratuitement par une marche d'une demi-heure depuis le terrain de sport de Bomarzo (dernier tronçon raide, chaussures de randonnée).

Où dormir pour visiter Bomarzo

La Villa Vacanze Valentina est le camp de base parfait : nous sommes à 10 minutes du parc, en pleine verdure à Bassano in Teverina, avec des appartements pour les familles, la Casetta degli Innamorati pour les couples et la piscine pour se rafraîchir au retour. D'ici, dans un rayon de 40 minutes, vous avez aussi Civita di Bagnoregio, les Terme dei Papi et le lac de Bolsena : le Parc des Monstres n'est que le début.